Biographie de Maria Montessori

 

Née en 1870 à Chiaraville, en Italie, Maria Montessori est la première femme médecin italienne après avoir terminé ses études à l’école de médecine en 1896. Peu après, elle est choisie pour représenter son pays à deux congrès féminins, à Berlin en 1896 et à Londres en 1900.
Dans sa pratique médicale, elle est amenée à étudier le comportement des enfants dits « retardés mentaux » ; il ressort de ses observations que ces enfants ont besoin de manipuler davantage afin de pouvoir développer leur intelligence par le travail de la main. Elle remarque également qu’ils se construisent avec ce qu’ils trouvent dans leur environnement. Elle réalise l’importance de l’observation sans jugement. En parallèle de son travail auprès des enfants déficients, Maria Montessori étudie les recherches des Français Jean Itard, médecin, et Edouard Seguin, pédagogue. Son intérêt s’étend aux enfants « normaux » et elle reprend les études, cette fois à l’université pour étudier la psychologie et la philosophie. En 1904, elle devient professeur d’anthropologie à l’université de Rome.

Son désir d’aider les enfants est si fort qu’en 1906 elle abandonne sa chaire universitaire et la pratique médicale pour se consacrer aux enfants : elle travaille auprès d’un groupe de soixante jeunes enfants du quartier populaire de San Lorenzo à Rome. Elle y fonde la première Casa dei Bambini, ou Maison des Enfants. C’est là que se développe ce qui deviendra au bout du compte la méthode éducative Montessori. Cette pédagogie est basée sur ce qu’observa scientifiquement Maria Montessori : la faculté naturelle des enfants à absorber le savoir dans leur environnement ainsi que l’infatigable intérêt qu’ils manifestent à manipuler du matériel. Chaque pièce du matériel, chaque geste, chaque exercice a été réfléchi et développé par Maria Montessori sur la base de ce qu’elle observa être ce que les enfants font naturellement, d’eux-mêmes, sans assistance d’un adulte.

Les enfants apprennent par eux-mêmes. Cette vérité, simple mais profonde, inspira la quête de toute une vie pour une réforme éducative, une méthodologie, une psychologie, un enseignement et une formation des éducateurs.

Maria Montessori se rend pour la première fois au Etats-Unis en 1913 ; cette même année, Alexander Graham Bell et sa femme Mabel fondèrent chez eux, à Washington, l’Association Educative Montessori. Parmi les autres partisans américains importants, on trouve Thomas Edison et Helen Keller.

En 1915, Maria Montessori attire l’attention à l’échelle mondiale avec une classe vitrée qu’elle montre à l’occasion de l’Exposition universelle de Panama-Pacific, à San Francisco. Lors de cette deuxième visite aux Etats-Unis, elle conduit une formation d’éducateurs.

Le gouvernement espagnol l’invite à ouvrir un institut de recherches en 1917. En 1919, elle commence une série de formations d’éducateurs à Londres. En 1922, elle est nommée inspectrice gouvernementale des écoles dans son pays natal mais son opposition au fascisme de Mussolini la force à quitter l’Italie en 1934. Elle voyage jusqu’à Barcelone, en Espagne, et y est secourue par un croiseur britannique en 1936, en pleine guerre civile espagnole. En 1938, elle ouvre le centre de formation Montessori à Laren, aux Pays-Bas. En 1939, elle donne une série de cours de formation en Inde.

En 1940, lorsque l’Inde entre dans la seconde guerre mondiale, elle et son fils Mario, considérés comme des ennemis étrangers, sont internés. Elle est tout de même autorisée à conduire ses formations.

En 1947, elle fonde le centre Montessori à Londres.

Elle est nominée pour le Prix Nobel de la Paix à trois reprises : en 1949, en 1950 et en 1951.

Maria Montessori décède à Noordwijk, en Hollande, en 1952. Son travail continue de vivre à travers l’AMI, l’Association Montessori International, organisation qu’elle fonda à Amsterdam, aux Pays-Bas, en 1929, pour poursuivre son travail.